Depuis longtemps, le secteur de la construction métallique de bâtiments a fait sien le principe d’économie des ressources. Cependant, la notion de développement durable ne se limite pas à ce principe. Elle inclut également le perfectionnement et les bons en avant des méthodes de construction, de modernisation et de rénovation des bâtiments, jusqu’à leur déconstruction.
Dans un contexte où la préservation de l’énergie et des ressources est une préoccupation majeure pour réduire l’impact écologique, le secteur de la construction reconsidère pleinement ses pratiques. L’acier demeure une référence pour combler les exigences de l’industrie en matière de développement durable. En effet, l’acier est un matériau ayant de nombreux avantages pour réduire les coûts, les délais, les ressources, les déchets et l’énergie consommée.
La fabrication en atelier et le montage sur chantier répartissent les opérations entre plusieurs étapes. Leur effet sur le coût et les ressources doit être évalué avec le dossier complet : études, fondations, approvisionnements, transport, levage et enveloppe. Le nombre d’intervenants et les délais dépendent de l’ouvrage. Une comparaison avec une solution maçonnée doit utiliser un périmètre et des contraintes équivalents.
La préfabrication en atelier permet de préparer les pièces avant leur acheminement sur le chantier. L’effet sur les transports, les délais et les consommations dépend de l’organisation de l’opération. Ces postes doivent être comparés à partir des quantités et distances propres au projet.
En raison de sa robustesse et de sa malléabilité, l’acier demeure un matériau optimal pour la construction d’une ossature légère, aérée et nécessitant peu de ressources. Comparée à la brique et au béton, qui représente une masse majeure pour la réalisation d’un immeuble à plusieurs étages, une structure en acier équivalente propose une masse réduite de moitié. L’acier offre l’opportunité de concevoir des portées plus longues avec de vastes espaces intérieurs, flexibles et bien ventilés, s’adaptant aux besoins du futur bâtiment et de son activité.
L’acier peut être recyclé, et certains éléments peuvent être réemployés après vérification de leur état, de leurs caractéristiques et de leur aptitude au nouvel usage. Le contenu recyclé varie selon le produit et sa fabrication. Le démontage, le tri et les filières de valorisation doivent être anticipés ; ils ne sont pas automatiques pour toute structure.
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La démarche environnementale ne se limite pas au matériau de la charpente. Il faut aussi regarder les quantités nécessaires, la fabrication, les transports, l’enveloppe et les consommations pendant l’exploitation. Une comparaison doit porter sur des solutions assurant les mêmes fonctions et sur une durée cohérente. L’acier recyclable reste associé à des impacts de production et de transformation qui doivent être pris en compte.
Un programme précis peut éviter des surfaces ou des composants qui ne répondent à aucun besoin. La hauteur, les passages et le degré de fermeture doivent être justifiés par l’activité. Les équipements futurs doivent être annoncés pour examiner les possibilités d’évolution sans supposer qu’une structure pourra recevoir n’importe quelle modification. Retrouvez l’acier dans une démarche d’écoconstruction pour approfondir cette distinction entre propriétés du matériau et bilan du projet.
Les documents du bâtiment et les références des composants facilitent le suivi de l’ouvrage. La maintenance et les réparations peuvent contribuer à prolonger son utilisation. Un éventuel réemploi demande de connaître l’état et les caractéristiques des éléments. Le démontage, le tri et les filières disponibles doivent être examinés pour le cas réel. La durabilité est donc liée à l’étude, à la mise en œuvre et à l’exploitation, plutôt qu’à une promesse générale valable pour toute construction métallique.